Catherine Frot est née le 1er mai 1957. Son père était ingénieur et sa mère professeur de mathématiques. De vocation précoce, avec une prédilection sensible pour le comique, elle suit dès l'âge de quatorze ans les cours du conservatoire de Versailles, tout en continuant l'école. Elle entre en 1974 à l'école de la rue Blanche puis au Conservatoire. À la même époque, elle fait partie des fondateurs de la Compagnie du Chapeau Rouge, fort remarquée au festival d'Avignon off en 1975. C'est dès lors au théâtre qu'elle va le plus souvent se consacrer. En 1980, elle fait ses débuts au cinéma dans Mon oncle d'Amérique, d'Alain Resnais. On la verra ensuite dans de petits rôles, comme dans Les babas cool (1981) de François Leterrier, ou encore dans Escalier C de Jean-Charles Tacchella. Mais elle n'arrive pas à lancer sa carrière cinématographique, elle continue au théâtre, où elle fait son apparition dans Un air de famille (1995) de Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui. Elle y joue Yoyo, la belle-soeur nunuche et attachante. Peu après, Cédric Klapisch décide d'adapter la pièce à l'écran. Un air de famille (1996) remporte un immense succès. Catherine Frot obtient le Molière dans la catégorie "Meilleure actrice dans un second rôle" et un César pour la même chose. C'est à partir de ce moment-là qu'elle commence à obtenir de vrais rôles, révélée une seconde fois dans La dilettante (1999) de Pascal Thomas. Plus tard s'ensuivent des films qui vont cartonner : Vipère au poing (2004, 1.1 million de spectateurs), de Philippe de Broca; Les soeurs fâchées (2004, 1.1 million) d'Alexandra Leclère; Mon petit doigt m'a dit (2005, 1.1 million), de Pascal Thomas; Boudu (2005, 1.1 million) de Gérard Jugnot. On ne connaît aucune autre actrice ayant catalysé autant de succès réguliers sur une si courte période. Aujourd'hui, tous les réalisateurs rêvent de glisser la comédienne dans leur profondeur de champ. A 50 ans, Catherine Frot multiplie les projets : la suite de Mon petit doigt m'a dit, avec André Dussollier, L'empreinte de l'ange, de Saffy Nebbou, et pourquoi pas le deuxième long-métrage d'Emmanuelle Cuau, récit de la descente aux enfers d'un couple middle class. Elle y sera chauffeur de taxi et y aura pour mari Gilbert Melki.